04
jan
2013
2

Ils eurent beaucoup d’enfants puis… se marièrent ! Régularisation de la situation matrimoniale de François Joubert (1732 – 1810) et Suzanne Jacquet (1748 – 1830)

Dans la famille Joubert, il y a d’abord le père, Jacques Joubert, procureur à Gap, notable de cette ville . Sa famille est originaire du Noyer, petit village proche de Saint Bonnet en Champsaur; au dessus du village, le col du Noyer permet de rejoindre Saint Etienne en Dévoluy à partir de la la vallée du drac. La catholicité de cette bonne famille bourgeoise ne souffre certainement d’aucun écart. Pour seule preuve, Jacques Joubert aura le privilège d’être inhumé DANS la cathédrale de Gap, à son décès le 5 septembre 1741. Âgé de 39 ans, il laisse alors à sa femme 7 enfants âgés entre 12 ans et 8 mois dont au moins 2 feront de longues et couteuses études.

Jean Antoine Joubert prendra la suite de son père, procureur au baillage de Gap, notable de la ville.

Le 2ème fils est François, notre ancêtre, né à Gap le 2 décembre 1732. Il sera Docteur en médecine exerçant à Gap puis à Grenoble. Le 2 avril 1769, il fait baptisé sa fille Suzanne, la mère se dénommant Suzanne Jacquet et apporte au curé de la paroisse Notre Dame de Gap comme preuve une déclaration devant notaire (Maitre André). Le curé doit d’ailleurs être un peu perturbé par ce baptême : il se mélange dans les noms ; sur l’un des registre, il écrit que la mère est Suzanne Jacquet (correction avec rature) et sur l’autre Suzanne Vial.

Suzanne Jacquet a alors 21 ans  et François… 36 ans; elle est née à Corenc, issue d’une famille de vigneron. Ses parents, grands parents et  aïeuls sont tous originaires de Chartreuse : Corenc, Meylan, Quaix en chartreuse, La Buisse, Voiron.

Marguerite est la 2ème fille née de cette « union » en 1744, probablement à Gap.

Et puis arrive Madeleine Adélaïde, née à Grenoble le 31 janvier 1785 et baptisée le 2 février 1785. Sa mère est dite « demoiselle Suzanne Jacquet », sans précision. Mais on peut imaginer que Monsieur l’Abbé Garcin, vicaire de St Hugues de Grenoble a alerté son curé de cette situation pas très… catholique.

C’est pourquoi, 13 jours plus tard, (15/2/1785) la même famille se présente à nouveau au seuil de l’église St Hugues et procède alors au baptême de Marguerite, âgée de 11 ans,  les parents ne « croyant pas qu’elle eut été baptisée » et après avoir fait les diligences nécessaires pour s’en instruire, assurant avoir parcouru les registres des paroisses où elle est née et où elle a été élevée… ».

Et ce même 15 février 1785, Monsieur l’abbé Hélie, Curé de St Hugues assisté de son vicaire Garcin bénira l’union du docteur François Joubert et de Suzanne Jacquet après au moins 16 ans de vie commune.

Marguerite Joubert épousera Joseph Pétru Blaive, avoué au tribunal de 1ère instance de Grenoble le 4 fructidor an XII (22 août 1804).  Leur fille Zoé Blaive se mariera avec Laurent Guirimand, lui aussi avoué au même tribunal que son beau-père .

Le Docteur François Joubert est décédé en son domicile de Grenoble rue Très Cloître à 78 ans, le 14 juillet 1810. Son épouse Suzanne Jacquet habitait encore au 10 rue Très Cloitre lorsqu’elle décède à 80 ans le 3 septembre 1830.

Ecrit par frederic dans : Généalogie |
19
juil
2012
2

Faire-part de naissances à sablonnières (77) ou premier cours de paléographie

SAblonnières est un petit village de Seine et Marne au bord du Petit Morin, au nord de la Ferté Gaucher. Il compte 694 habitants en 2012. Des ancêtres y habitaient fin du XVI ème et ont largement contribué à l’expansion démographique du village comme en témoigne les registres de naissances, très bien tenu par monsieur le Curé de l’époque…

Robert Corbilly et Françoise Bruneau ont eu au moins 7 enfants dont voici les acte de baptêmes :

L’ainé, Robert, notre ancêtre, est né en 1596 ; son acte reste difficile à lire : le … d’août 1596, a été baptisé Robert, fils de Robert Corbilly et de XXX. le parin honorable XXX…

Françoise, née en décembre 1598 : on arrive à bien lire le nom du père (Robert Corbilly et le prénom de la mère : Françoise Brun…)

Heureusement, il y a la naissance de Nicolas en mai 1601 ; on lit de mieux en mieux… Mais j’ai du mal à lire le nom de parrain et marraine !

Charles, né en janvier 1606 :

Françoise en octobre 1613 : ça y est, on déchiffre de mieux en mieux !

Samson en 1616 : joli prénom peu fréquent dans notre généalogie… le curé vieilli et le papier devient un peu buvard! bref, ça bave un peu…

Et enfin, une petite Marie, en juin 1619…

Question subsidiaire: comment écriveriez vous le nom de famille de la mère ? …

Ecrit par frederic dans : Généalogie |
19
juil
2012
2

Seine et marne : un mariage en 1585…

Le grand Morin est un affluent de la marne qui irrigue la Ferté Gaucher puis le village de Jouy sur Morin un peu en amont de Coulommiers. C’est à Jouy que le 12 mai 1585, Marin Couesnon et Marie Bailly se sont dit « Oui ! » et le curé de Jouy en a garder la trace dans ses registres que voici :P our ceux que seraient bloqués par cette lecture, en voici la traduction :

« le dimanche … mars 1585, ont été épousés Marin Couesnon et Marie Bailly, fille de Sébastien Bailly »

Ecrit par frederic dans : Généalogie |
18
mar
2012
2

Nos ancêtres les normands…

Deux départements ont mis récemment leurs archives en ligne  : le calvados et la seine maritime.

Il est donc temps de faire le point sur nos ancêtres les normands :

En 1890, Emile Jandelle, architecte parisien, épouse Marcelline Juquin à Dieppe.  Les Juquin sont originaire de Rouen au XIX puis du calvados au XVIII : Cesny aux Vignes, Ouezy, Ouville la bien tournée. Ces villages à l’ouest de Lisieux et au sud de Cabourg. FinXVIIème, les Juquin colonisaient Vendeuvre, petit village entre Falaise et St Pierre sur Dives sur la Route Falaise Lisieux. Ouville la Bien Tournée se trouve un peu au nord de St Pierre sur Dives : les Juquin y séjournent durant 2 générations avant de poursuivre leur périple vers l’Est. Signalons que la légende familiale faisait venir les juquin d’Orient, de Mongolie ou de Chine pour débarquer à Rouen ! La réalité  est toute autre…

A Rouen, Auguste Juquin, tailleur d’habit, épouse en 1808 Victoire Hubard. Les Hubard sont menuisiers; comme les Juquin ils ont fait le trajet vers l’Est pour s’arrêter à la seine, venant de la manche (Isigny). La mère de Victoire Hubard s’appelle Marie Madeleine Thiessé, famille elle aussi normande,  issue de la rive droite de la seine. Les Thiessé habitent au XVIII Forges les eaux, Buchy ou Serqueux.

Enfin, signalons une troisième branche de notre arbre chez des buveurs de cidre : les Goulay, dont on descend via les Jandelle, Marchetti. Pierre Emmanuel Goulay, époux de Marie Anne l’Espinasse est issu d’une famille de jardinier de Bourguebus au sud de Caen.  Citons les autres origine de cette France, avec des noms très romantiques : Fresney-le-Puceux ou encore Bretteville sur Laize, Mutrécy, Saint Laurent de condel… La plupart de ces ancêtres sont jardiniers.

Ecrit par frederic dans : Généalogie, Non classé |
06
mar
2011
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Des ancêtres sur le plateau des petites roches…

Et oui, des ancêtres habitaient Saint Pancrasse : il s’agit de Jean ROUX et Claudine Héraud (=Eyraud), issus de 2 des familles les plus anciennes du plateau des petites roches (Dr Bruno Guirimand, Si les petites roches m’étaient contées… p 333-341). Les Héraud sont déjà présents à Saint Pancrasse en 1352.

Jean Roux et Claudine Heraud baptisent au moins 5 enfants dans l’église de Saint Pancrasse puis descendent (par le chemin des Coudières probablement) s’installer à Crolles. Leur fille Brigitte, née le 16/2/1696 s’y marie avec Pierre Bidal (1696 – 1750), vigneron à Bernin, le 30 juin 1722.

Pour la suite, leur arrière petite fille, Marine Bidal épousera Benoit Antoine Chollier, arrière grand-père de Féréole Chollier. Et Olympe bidal, soeur de Marine, sera la grand-mère d’Angèle Ollion, épouse de Férréol Perrin, grands-parents de Féréole.

Acte de mariage du 30 juin 1722 à crolles (38), de Pierre BIDAL, originaire de Bernin (38) et de Brigitte ROUX originaire de Saint Pancrasse.

Ecrit par frederic dans : Généalogie |
30
oct
2010
2

Neuf générations de signature « Guirimand »

Merci à Stéphane d’avoir compléter ma collection d’autographes

Ecrit par frederic dans : Famille, Généalogie, Non classé |
30
oct
2010
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Très riche journée du patrimoine 2011 : mise en ligne des archives de l’Isère

Depuis septembre 2011, les archives départementales de l’Isère ont mis en ligne les registres paroissiaux et ceux de l’état civil.  C’est une source inépuisable rendue accessible à tous. Depuis, je mets à jour ma collection de photos numériques des actes des ancêtres… De Savel à Grenoble en passant par Saint Marcellin, Voreppe, Nantes en Ratier… Encore de nombreuses heures en perspectives pour dépouiller tout celà.

Ecrit par frederic dans : Généalogie |
29
juin
2010
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Les 150 ans des gants Perrin


1860 – 2010 : les gants Perrin viennent de fêter à Grenoble leur cent cinquantième anniversaire. A l’occasion, de nombreux descendants d’Elisa, Férréol, Paul et Valérien Perrin se sont retrouvés vendredi 25 juin dans le cadre superbe du musée dauphinois : photos, exposition de quleques modèles historiques et surtout, présentation d’un livre très bien illustré retraçant l’histoire des Gants Perrin. Le sous titre : histoire d’élégance et d’industrie. L’auteur Eric Robert ; l’éditeur : « dire l’entreprise ».

Ecrit par frederic dans : Famille, Généalogie |
29
mai
2010
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De Guiramand en Guirimand, en passant le col Bayard…

Au XIXème, il y eut dans la région de Quet en Beaumont près de La Mûre (isère), un grand nombre de Guirimand. François Guirimand avait épouse Marie Rose Long, originaire de Quet. François venait de La Batie Neuve (Hautes Alpes), près de Gap : dans  les registres des Hautes Alpes, on retrouve surtout l’écriture Guiramand mais parfois Guirimand. Certains « cousins » signent Guirimand ou Guiremand à La Batie Neuve. Le nom de Guiramand est celui qui a perduré en hautes Alpes.

Il y a-t-il des origines communes ? Seuls les registres notariés pourront le dire : Guiramand est un nom très ancien sur Barcelonnette, et en Provence. On le retrouve à Avignon, Istres, Aix dès le XVème., avec parfois une particule.

Aujourd’hui, il reste à ma connaissance plusieurs descendants de ces « Guirimand » de Quet en Beaumont : ‘on les retrouve parfois via internet. J’ai mis à jour mon site sur Généanet qui indique les origines des Guiramand. Comme toujours, le nom des personnes vivantes n’apparait pas en clair mais uniquement en consultation « ami » en utilisant un code que je donne après demande par mail.

Ecrit par frederic dans : Généalogie |
14
mar
2010
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Les orgines picardes de Pierre François Joseph Gense

Pierre François Joseph Gense (1754-1821) était le beau-père de Charles Coran (1781 – 1870) bien connu de son fan-club sur facebook. Il est né à Hangard, dans la Somme, petit village au sud-est d’Amiens, en direction de Roye. C’est un village qui fut totalement détruit en avril 1918; par quel miracle les registres ont-ils survécu à ce désastre ? J’ai pu accéder aux registres paroissiaux d’Hangard, en ligne sur internet et retrouver ainsi 4 à 5 générations d’ascendants « picards » : les familles Gens, Pinte (et oui!), de Villers, Dottin, Cliquette, Quillet… Certains actes ont plus de 300 ans : le mariage de Pierre Pinte en 1689… le dit-mariage permettant d’ailleurs de légitimer une fille naturelle, née quelques temps auparavant.


Ecrit par frederic dans : Généalogie |

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